Galerie LODO | 20 rue de Verneuil | 75007 Paris
Until July 4, 2026
Wednesday to Saturday | 2:00 pm to 7:00 pm
www.lodogallery.com | +33 (0)1 42 86 89 18
There is a French version of this post available below
Betsabeé Romero is an artist in motion.
She is movement.
Her work bears witness to a history, to traditions and contemporary tensions whose common thread is the displacement of human beings and the abandonment of vehicles. In her work, migration is no longer presented as a threat, but as an immutable force, a perpetual rebirth. Betsabeé Romero tells of painful destinies and mingled hopes, a union both forced and yet joyful, luminous.
It seems simple at first: a family hopping onto a merchandise train. Behind them, an escape and ahead, the hope of a safer land. The journey is dangerous. In Mexico, thousands vanish every year, declared missing, often without anyone looking for them.

Betsabeé Romero keeps telling their anonymous fates through installations and objects that carry and echo their stories.
For the artist, the rituals of pre-Hispanic civilizations are not relics, but living gestures carried into the present.
This movement of yesterday’s civilizations and today’s families, of plural memories and contemporary escapes, brings into view faces, identities, and passions of which we are the motionless witnesses.
Everything is action in her work, even the interplay of light and shadow. And everything stands in opposition to our certainties, anchored in the illusory idea that we have reached our destination, our geographical, moral and political truth.
It is the ancient corn and the playful skeleton, the representation of ancestral figures and the reflection of glasses on the walls of what our eyes ignore.
Betsabeé Romero continues to explore this contrast between the stillness of those who are safe and the forced movement of those who are fleeing. She engraves their stories onto giant tires, car rims, and wing mirrors.
One of her most iconic installations takes the form of an automobile turned into a child’s toy, marked by a large wrench along its side. Parked at the corner of Avenida Veracruz and Parque Espańa in Condesa, Mexico City, it quietly plays a melody by Agustín Lara.
With the soccer World Cup just weeks away, the artist also calls upon the ball, a universal and nomadic object, a symbol of urban life and the ceaseless action of the streets.
She herself cannot stay in one place. Betsabeé Romero has made France her own, and her work is now recognized the world over. Her presence at the LODO gallery, 20 Rue de Verneuil in Paris, just a few hundred meters from the École des Beaux-Arts where she studied, is no coincidence.
In this other city, which is also, in a sense, her own, Betsabeé Romero is regularly invited to intervene, whether on the steps of the Grand Palais or facing the Cour Carrée of the Louvre.
Once again, she draws us into the movement of history and of peoples, a silent wave bearing the legacies of civilizations and a fragile tenderness for the nameless.
Les Ombres Florissantes de Betsabeé Romero
Betsabeé Romero est une artiste en mouvement.
Elle est mouvement
Son œuvre témoigne d’une histoire, de traditions et de tensions contemporaines dont le dénominateur commun est le déplacement des humains et l’abandon des véhicules. La migration n’y est plus présentée comme une menace, mais comme une force immuable, une renaissance perpétuelle. Betsabeé Romero raconte des destinées douloureuses et des espoirs mêlés, une union forcée et pourtant joyeuse, lumineuse.
Cela semble simple au premier regard. Une famille saute sur un train de marchandises, laissant derrière elle une évasion dans l’espoir d’une contrée sûre. Le voyage est dangereux. Au Mexique, des milliers de personnes disparaissent chaque année, une comptabilité sans fin et sans personne pour les retrouver.
Betsabeé Romero ne cesse de raconter ces vies anonymes à travers des installations et des objets, chacun faisant œuvre de transmission et d’échos de leurs histoires.
Pour l’artiste, les rituels des civilisations préhispaniques ne sont pas des reliques, mais des gestes vivants, inscrits dans notre quotidien.
Cette mouvance des civilisations d’hier et des familles d’aujourd’hui, des mémoires au pluriel et des évasions contemporaines, fait surgir des regards, des identités, des passions dont nous sommes les témoins immobiles. Tout est action dans l’œuvre de Betsabeé Romero, même les jeux de clair-obscur. Et tout vient fissurer nos certitudes ancrées dans l’idée chimérique d’être arrivés à destination, une vérité géographique, morale et politique.
C’est l’épi de maïs indigène et le squelette joueur ; la représentation de visages et d’animaux ancestraux ; et ces reflets de lunettes sur les murs, révélant ce que notre regard ignore.
Betsabeé Romero explore ce contraste entre l’immobilité de ceux qui sont en sécurité et le mouvement contraint de ceux qui fuient. Elle grave leurs histoires sur des pneus monumentaux, des jantes de voitures, des rétroviseurs.
Une de ses œuvres emblématiques est une automobile transformée en jouet d’enfant, ornée d’une grande clé à molette sur le flanc, définitivement stationnée à l’angle de l’Avenue Veracruz et de Parque Espańa dans le quartier de la Condesa à Mexico City, diffusant les airs de la chanson éponyme du compositeur Agustín Lara.
À quelques semaines de la Coupe du Monde de football, l’artiste convoque aussi le ballon, objet universel et nomade, lui-même symbole de la vie urbaine et du mouvement incessant des rues.
Elle-même ne tient pas en place. La Mexicaine a apprivoisé la France, et son œuvre est aujourd’hui reconnue dans le monde entier. Sa présence à la galerie LODO, rue de Verneuil, à quelques centaines de mètres de l’École des Beaux-Arts dont elle fut l’élève, n’est pas anodine.
Dans cette ville étrangère, Paris, qui est aussi un peu la sienne, Betsabeé Romero est régulièrement invitée à intervenir, des marches du Grand Palais ou face à la Cour Carrée du Louvre.
Elle nous entraîne ici, une fois encore, à observer ce mouvement de l’histoire et des peuples avec la douceur d’une vague silencieuse, propice aux héritages des civilisations et à la fragile tendresse portée aux anonymes.
All pictures (c) JC Agid | Pre opening cocktail with Mexico Amabassador Blanca Jiménez Cisneros and Loredana Dall’Amico | April, 2026
More about Betsabeé Romero: About Art and Sustainability
Galerie LODO | 20 rue de Verneuil | 75007 Paris
Until July 4, 2026
Wednesday to Saturday | 2:00 pm to 7:00 pm
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